Il annoncent le retour des beaux jours…

Alors que notre pays, notre ville, nos communes semblent endormis en cette période de confinement, Dame nature est là, fidèle au rendez-vous, elle s’éveille, égaie, nous émerveille, elle chante, elle bourdonne, elle se colore dans les jardins, les parcs, le long de nos trottoirs et apporte à qui veut bien l’observer un peu de baume au cœur…Alors prenez le temps d’écouter ce doux concert sur fond d’un silence peu coutumier, prenez le temps d’observer, de sentir et de savourer ses mille couleurs et tout oublier quelques instants seul ou en famille…

Gros plan sur un oiseau, une abeille et une fleur qui annoncent le retour du printemps.

Le pouillot véloce – Phylloscopus collybita

  • Poids : 6 à 9 g
  • Longueur : 11 cm
  • Envergure : 15 à 21 cm

« Tchif-tchaf, tchif-tchaf, … » oui c’est bien lui, il est de retour parmi nous après avoir passé plusieurs mois autour de la méditerranée, parfois même au sud du Sahara pour les plus aventuriers.

C’est un des premiers migrateurs à se faire entendre au début du printemps. Son chant monotone est celui que retient en premier l’ornithologue débutant.

On le surnomme « le compteur d’écus » par allusion au son métallique de ses notes bien détachées qui rappelle celui produit par des pièces entrechoquées.

Ce petit passereau un peu plus petit qu’un moineau et surtout plus fin, se reconnaît grâce à son plumage brun verdâtre avec le dessous pâle et son sourcil clair. Impossible par contre de faire la différence entre monsieur et madame si ce n’est qu’il n’y a que monsieur qui chante, ce qui est le cas de la plupart des oiseaux !

Appelé « Chiffchaff» dans la plupart des langues étrangères, en français son nom vernaculaire est le « pouillot véloce » ! Il a en effet la curieuse habitude de faire trembler ses ailes et d’abaisser la queue en changeant fréquemment de poste pour se nourrir et chanter.

Haies, bosquets, ronciers et grandes fougères sont ses abris de prédilection.

Ses repas sont essentiellement composés d’insectes mais ne dédaigne pas non plus quelques baies en automne afin de faire le plein d’énergie avant son départ dans ses aires d’hivernage.

Il apprécie faire son nid au pied des arbustes dans nos jardins, celui-ci est en forme de boule, constitué d’herbe, de mousse et de brindilles avec une petite entrée latérale. Evitons donc de faucher à ces endroits-là d’avril à juillet si nous voulons accueillir ce petit piaf dans notre jardin !

L’osmie rousse – Osmia bicornis

En ce début de printemps, observez bien les nichoirs à insectes et vous assisterez au ballet incessant de belles petites abeilles rousses et poilues, ce sont des osmies, les premières abeilles solitaires à se montrer après une métamorphose de plusieurs mois qui avait débutée au printemps passé. N’ayez crainte, elles ne sont pas du tout agressives. Vous distinguerez facilement les mâles grâce à la petite touffe de poils blancs qu’ils arborent entre leurs deux yeux. Les mâles adultes issus des œufs pondus en dernier lieu dans le nid en sortent les premiers et attendent patiemment les jeunes femelles. Celles-ci, à peine sorties se feront assaillir par les jeunes mâles. Ainsi fécondées, nos courageuses butineuses irons à la recherche de nouveaux nids pour y pondre leurs œufs, un à un, chacun dans une petite loge aménagée avec soin.

Et comme toutes bonnes mères elles assureront le couvert à chacune de leurs progénitures en tapissant le mur de chaque cellule d’un délicieux « pain de miel », mélange de nectar et de pollen récoltés dans la nature et qui pourra être grignoté par les jeunes larves et assurera leur métamorphose avant le printemps prochain.

La ponte terminée, l’orifice du nid sera fermé par un  bouchon de boue, parfois mélangé de petites pierres ou de petits morceaux de bois dans le cas de l’osmie des troncs.

Ces sympathiques petites abeilles, tout comme d’autres de leurs cousines solitaires, sont précieuses dès ce début de saison. Leur fourrure chargée de pollen, elles assureront la pollinisation de nombreuses fleurs dans notre jardin, notre verger et notre potager pour nous permettre de bonnes récoltes…

La ficaire – Ranunculus ficaria

Elle aurait pu s’appeler «  Etoile d’or » tant sa floraison est lumineuse et égaie nos sous-bois en ce début de printemps. Ses petites feuilles en forme de cœur reluisent au soleil.
De la famille des Renonculacées, elle forme de beaux tapis aux pieds de nos arbres et arbustes encore dégarnis de feuilles. 


Dépêchez-vous de l’observer car elle aura vite fait de boucler son cycle végétatif et disparaîtra en quelques semaines, privée de son ensoleillement nécessaire.

C’est pour elle une course contre la montre qui s’annonce. 

Elle devra assurer sa reproduction et constituer ses réserves le plus rapidement possible. Pour ce faire, de petites bulbilles vont se former à l’aisselle de ses feuilles et au niveau de ses racines. Ces petits renflements constitueront des réserves pour de futures petites plantules. Ces petites bulbilles, facile à observer, font penser à de petites figues pour certain , d’où son nom(ficus en latin) ou à des renflements hémorroïdaires pour les moins poétiques qui l’appellent alors « l’Herbe aux hémorroïdes ».

Comme toutes les renoncules elle peut être toxique et ne devrait être consommée que cuite et avec parcimonie. Elle est cependant riche en vitamine C et aurait servi, en son temps à lutter contre le scorbut.

Connaissez-vous le jeu avec lequel on se livre encore parfois avec les enfants ? L’idée est de savoir si oui ou non l’enfant aime le beurre. On prend une fleur de renoncule, par exemple une fleur de ficaire, bien ouverte on la place sous le menton de l’enfant. Si le jaune de la fleur se reflète sur sa peau, c’est qu’il aime le beurre ! En anglais d’ailleurs le bouton d’or se dit buttercup. Cela lui fera peut-être préférer une bonne tartine pour le goûter, au lieu de quelques biscuits industriels !

Belles observations à tous !

  Monique Hars

Aspect: Wa-ès-da?

L’ASPECT est l’acronyme de <<AdvieS en Participatieraad voor ECologische Transitie>> (ahwel merci!).

L’ASPECT est une organisation communale qui a pour but de conseiller le conseil communal sur la transition écologique et le développement durable (vous suivez toujours?): conseiller sur des questions posées directement par le conseil communal, soit sur des thématiques que le conseil s’approprie et pour lesquels ses membres développent une réflexion ou une proposition. L’ASPECT peut également engager un budget (modeste, c’est la commune) pour faire effectuer des études, mettre en place des actions, etc.

L’ASPECT s’articule autour d’un groupe de pilotage (citoyens élus pour un mandat de 6 ans) et de Groupes de travail, constitués d’experts externes (-> vous?), autour d’une thématique particulière liée à la transition. Aujourd’hui l’ASPECT dénombre les groupes suivants

  • Mobilité
  • Alimentation & Agriculture
  • Biodiversité
  • Climat
  • Milieux naturels & sociaux (en devenir)

Pour les groupes Mobilité et Climat, les réflexions sont déjà en cours pour contribuer respectivement au plan mobilité, et au “Klimaatactieplan”.

Le groupe de pilotage se réunit plusieurs fois par an pour passer en revue les propositions et les conclusions des Groupes de Travail. Une fois par an (au moins), l’Aspect est invité à présenter son bilan au Conseil Communal.

Un des aspects d’Aspect (dites-moi si j’exagère) est d’exploiter la disponibilité et les idées de ses membres en les combinant à la puissance de la machine communale.

L’intérêt principal de l’Aspect est d’intégrer les citoyens à contribuer à la transition climatique de leur entourage proche, càd leur commune. Dans cette optique, les groupes de travail rassemblent experts et volontaires autour de thèmes choisis pour pousser la réflexion, étudier les possibilités et formuler des recommandations.

Il est troublant de remarquer comme l’organisation de l’ASPECT est calquée sur celle du Mouvement de la Transition. Là où le Mouvement de WOK-en-Transition croît naturellement, aux grès des idées et des initiatives personnelles, et fait germer des activités de quartier, l’ASPECT rassemble des têtes pensantes autour de thématique bien définies et produit des analyses et recommandations à l’attention de nos élus communaux.  

En conclusion, si vous voulez contribuer à la transition écologique de votre commune, ou si vous voulez aider à faire avancer les idées; faites-nous signe pour intégrer comme expert l’un des groupes de travail. 

Marc & Céline

Les balades en transition

Tous les mois, Monique Hars nous guide pour re-découvrir la nature qui nous entoure à Wezembeek-Oppem, Kraainem, et dans les environs.

Ces balades sont toujours l’occasion de parler de la faune et la flore, de biologie et de la façon dont nous nous intégrons dans les écosystèmes que nous côtoyons.

C’est souvent aussi l’occasion d’une animation pour les adultes ou les enfants, qu’il s’agisse de prendre des photos, de construire un tapis de feuilles, ou de placer des mangeoires pour les oiseaux (etc).

Cela vous inspire ? Vous voulez en savoir plus ? Voici une petite vidéo pour vous donner un aperçu :

Nourrir les oiseaux en hiver, pourquoi, comment ?

En hiver les oiseaux ne risquent pas de mourir de froid car leur plumage est un isolant très performant, il permet de garder une température corporelle aux environs de 40° même si la température extérieure est de moins 10°.

Par contre la faim et la soif sont leurs pires ennemis. Un petit coup de pouce sera donc le bienvenu.

Attention cependant de ne jamais interrompre le nourissage durant cette période hivernale ( de décembre à mars), ce qui pourrait leur être fatal ! 

N’oublions cependant pas  que la première raison de la baisse des populations d’oiseaux, est la dégradation et la disparition de leur habitat. Alors, nourrir, c’est bien, mais un jardin bien planté de haies et d’arbustes à baies sera plus accueillant pour la faune.

Que doit-on leur donner à se mettre sous le bec ?

Une nourriture saine et variée fera l’affaire, à base de graines de tournesol, fort appréciées  par de nombreuses espèces, d’arachides et autres mélanges  pour oiseaux d’extérieurs.  Les produits bios sont un plus mais plus onéreux. 

Par contre les boules de graisse vendues en jardinerie sont déconseillées car souvent de mauvaise qualité. Nous vous conseillons donc de les fabriquer vous même en  « tartinant » une pomme de pin avec de la graisse ( blanc de bœuf, saindoux, beurre …) car il est indispensable qu’elle soit consommée en une semaine maximum afin qu’elle ne rancisse pas. Ces suppléments de graisse ne seront toutefois utilisés que si les températures restent négatives durant plusieurs jours. 

Afin de na pas nourrir  uniquement pies et pigeons, il sera  préférable de répartir plusieurs types de mangeoires dans votre jardin ou sur votre terrasse.

Les graines devront rester à l’abris de la pluie et les mangeoires placées à au moins 1m50 du sol afin de limiter la prédation.

De l’eau propre, sans autres apports, dans un récipient plat tel qu’une soucoupe pour se désaltérer et prendre un petit bain est également indispensable pour les oiseaux  surtout si il gèle.

Nourrir les oiseaux en hiver sera non seulement une belle action pour la biodiversité mais aussi un vrai plaisir pour l’observation de nos petits piafs !

  Monique Hars

 

 

Atelier Nichoirs à Insectes

Dimanche, le groupe sensibilisation de WOK a eu le grand plaisir de voir arriver plus de vingt cinq enfants et de vingt adultes pour découvrir la vie de nos abeilles sauvages en Belgique et leur fabriquer des nichoirs et hôtels à insectes. Le groupe lien-enfants nous avait préparés un super goûter festif qui a réjoui petits et grands.

Monique nous a d’abord parlé, avec l’appui d’un diaporama, des 380 espèces différentes d’abeilles sauvages qui vivent en solitaire pour la plupart, faisant leur nid dans le sol, dans des cavités préexistantes ou dans des tiges creuses. Elle nous a expliqué combien elles sont indispensables pour la pollinisation de tous nos arbres fruitiers, mais aussi de 70% de nos potagers et de 80% de nos plantes à fleurs. Pourtant 50% d’entre elles sont menacées d’extinction et déjà la moitié des bourdons ont disparus depuis le début du vingtième siècle. La cause en est l’activité humaine qui détruit leurs habitats et leur nourriture en intensifiant les cultures agricoles, en utilisant des pesticides et des engrais chimiques et en détruisant les forêts. 

Ensuite, petits et grands, nous nous sommes mis ensemble pour construire des nichoirs pour aider  les insectes à trouver refuge dans nos jardins. Dans des caisses de bois, nous avons assemblés des morceaux de bois troués en leur centre (fortitias, surreau) de différentes épaisseurs, des bouts de bambous, des pommes de pin, de la paille et nous avons foré des longs trous de 10 cm dans des morceaux de bûches pour que chaque espèce trouve un gîte à son goût.

Le Verger des Enfants

Un peu d’histoire … et de l’avenir

Le Verger des Enfants est né en 1995.
Un habitant de Wezembeek-Oppem passionné de nature a eu l’idée géniale de créer, sur un terrain communal, un verger  avec des variétés d’arbres fruitiers un peu oubliées.

Le Verger des Enfants s’étend sur 23 ares, est ouvert aux enfants des écoles de Wezembeek- Oppem et même du centre de Bruxelles.
C’est un petit paradis pour découvrir Dame Nature.
Observer, comprendre, apprendre de la nature et par la nature, éveiller la conscience écologique, se retrousser les manches et profiter d’un espace de quiétude……

On y trouve des pommiers, des cerisiers, des noyers, des pruniers…
Il y a quelques arbustes comme des groseilliers ou des framboisiers…
Des apiculteurs y ont installé des ruches pour favoriser la pollinisation.
Des moutons d’élevage y sont accueillis de mai à octobre pour aider à tondre l’herbe.

Ce verger est situé au Warandeberg, juste derrière la maison des jeunes « Merlijn ».

A partir du mois de mars, tous les deuxièmes samedis du mois, des ateliers y seront proposés entre 14h et 17h. Une occasion rêvée de découvrir cet écrin de verdure. Bienvenue à tous, seul, en famille ou entre amis! Pas d’inscription demandée. Evénement gratuit. Voici les thèmes

  • 9/03: Initiation aux chants des oiseaux (enfants)
  • 13/04: Atelier Pleine Conscience Parents-Enfants 
  • 11/05: Quand la nature récupère (enfants)
  • 8/06:  Découverte des abeilles
  • 13/07: Selon l’inspiration du moment
  • 10/08: Selon l’inspiration du moment
  • 14/09: Consommation de viande (ado, adules)
  • 12/10: Les arbustes de la haie + dégustation de pommes

l’Affaire Climat / Klimaatzaak

Ok, on a défilé pour le Climat … et après. La réaction du gouvernement fédéral est gênante, comme en témoigne beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux.

Pour aller plus loin, il y a:

l’Affaire Climat

c’est  une action en justice pour forcer les autorités belges à respecter leurs engagements climatiques. Pour l’instant, les gouvernements du pays refusent de se coordonner pour faire face au problème climatique. L’Affaire Climat asbl a décidé de saisir la Justice pour les faire bouger.

En pratique, pour encourage l’initiative, vous êtes encouragés à :

1. Diffuser à travers votre réseau cette initiative

2. Signer pour signifier votre support et adhérence au procès

3. faire des dons pour soutenir financièrement
​​
Il y a déjà près de 33000 co-demandeurs dans ce procès, c’est déjà historique. Si nous en recrutons chacun-e deux autres, nous pouvons très vite être 100.000!
​​
​​Deviens co-demandeur toi aussi : c’est facile, gratuit et sans risque aucun!
​​
lien: https://affaire-climat.be

Marche pour le climat – on y était

Parmis les 75 000 participants à la marche pour le Climat à Bruxelles, WoKra en Transition était dignement représenté. Sympa de se retrouver entre Wokra-tien, tantôt dans le métro, tantôt dans la rue. Et rassurant de voir que nous ne sommes pas les seuls à vouloir que les choses changent. Finalement, cela a quelque chose de grisant de voir cette foule unie dans un objectif commun: sauver la planète 🙂

Hormis les médias classiques, vous trouverez également des comptes rendu et photo sur claimtheclimate.be

Une autre marche est déjà prévue le 12 janvier par Rise for Climate. Infos ici

 

 

Atelier « mangeoires » du 21 janvier 2018

C’est dans la bonne humeur qu’une vingtaine d’enfants accompagnés de leurs parents se retrouvaient munis de bouteilles en plastique, soucoupes, pots et autres objets de récup à la Placette afin de confectionner de quoi offrir le couvert aux oiseaux qui visitent nos jardins et terrasses en hiver.
Après une brève introduction sur le pourquoi et le comment nourrir nos amis ailés durant cette période difficile de l’année, les petits ont mis la main à la pâte ( très grasse…) et préparé de magnifiques gâteries à suspendre pour nos mésanges et ce, avec l’aide bienveillante de Linda et Anouk.
Alors que certains observaient, avec Michel, les visiteurs aux mangeoires installées une semaine auparavant dans le jardin de la Placette, d’autres parents s’afféraient , armés de cutter, ciseaux, ficelles, à la réalisation des mangeoires avec Monique.
Après un bon bol de soupe gracieusement offert par Marie et Cathy, nos petits et grands ornithologues en herbe s’en sont allés avec leurs objets construits et un sac de graine à la main …
Pour sûre, nos boules de plume n’auront plus faim et promettent de belles nichées au printemps !

Balades Nature

Balade Nature dimanche 22 Octobre

C’est sous la pluie que nous avons entamé la balade Nature. Le rendez-vous était donné dans un petit parc bien caché qui propose un parcours santé (entrée via #5 Val des Princes ou via l’Avenue Saint Dominique).  Le premier objectif des balade nature étant de faire découvrir des coins de nature inédit était déjà rempli !

Une dizaine des personnes se salue sous les parapluies et capuchons.  Mais la fine pluie n’a pas impact sur la détermination des promeneurs ; et nous suivons Monique dans sa promenade et ses explications des arbres.

Saviez-vous que les arbres étaient de vrais usines à traitement de l’air: ils absorbent le CO2 pour régénérer de l’oxygène et produire du sucre. Voici un des nombreux enseignement de cette balade nature.

Encore un grand merci à Monique et à bientôt pour la prochaine !