Où va le mouvement de la Transition ?

Le point en 2021 avec Rob Hopkins et Sarah McAdam.

Le mouvement de la Transition est né il y a une quinzaine d’années, sous l’impulsion du charismatique spécialiste en permaculture Rob Hopkins. Si, au départ, c’est l’accent mis sur le pic pétrolier qui a poussé le mouvement à développer un modèle de société plus résilient et plus frugal, aujourd’hui les choses ont un peu évolué, et l’on agite moins le spectre d’une pénurie générale de pétrole que les urgences climatiques, écologiques et inégalitaires.

Au printemps dernier, Rob et une autre figure importante du mouvement, Sarah McAdams, étaient invités par Transitie Vlaanderen et le Réseau Transition à analyser cette évolution lors d’une visioconférence. Ils y ont abordé e.a. l’importance de l’imaginaire comme préalable à la Transition (« nous ne pouvons pas construire ce que nous n’imaginons pas d’abord » ou « memories of the future » pour citer Rob). Sarah a partagé ses sentiments oscillant entre désolation [face aux constats accablants] et optimisme [pour les changement qui sont encore possibles]. Ils ont également évoqué la force d’un mouvement peu structuré et sa complémentarité vis-à-vis des autres groupes et acteurs de l’écologie, l’économie circulaire et la justice sociale, la diversité des réalités auxquelles chaque groupe fait face à sa manière (le Mouvement de la Transition n’est pas un système rigide et prescriptif, mais plutôt un réseau d’entraide qui vise à « inspirer » avec un « livre de recettes ») et les défis pour l’avenir d’un Mouvement ne cherchant pas absolument à se perpétuer comme une entité en soi, mais à rassembler et relier des initiatives diverses aspirant à un même changement positif.

(Ré-)Ecoutez Rob et Sarah ici : https://www.youtube.com/watch?v=2xaTZ8GE49k (anglais uniquement)

Où sont passés nos moineaux ?

Le moineau est probablement  l’oiseau qui vous a été le plus familier, du moins si vous avez un certain âge car pour les jeunes générations il ne l’est plus autant ! Exemple type d’une coévolution avec l’homme, leurs inlassables gazouillements, leur présence parcourant sans relâche le sol, les tables, les terrasses à la recherche d’une miette de pain, passaient pratiquement inaperçus tant ils nous étaient communs. Et pourtant actuellement leurs populations ne se portent vraiment pas bien…
Mais que leur est-il arrivé ?

Un peu d’histoire…

Il y a 10 000 ans, les hommes passaient d’un statut de chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur. Les cultures de céréales, principales sources de nourritures des moineaux, et les greniers à grain leur offraient toute l’année sources de nourriture et sites de nidification. Le moineau se développa en oiseau sédentaire et commensal de l’homme et l’accompagna lorsqu’il bâtit des villes.
Bien plus tard avec l’apparition de l’automobile et la disparition progressive des chevaux et des attelages dans les rues, les moineaux perdirent dès lors une importante source de nourriture, les graines contenues dans les crottins de chevaux et celles qui tombaient de leurs musettes. Les jeunes moineaux durent aussi apprendre à connaître les dangers du trafic automobile.
Après un rétablissement de leurs populations jusque dans les années 70 puis une stabilisation dans les années 80, une chute vertigineuse est enregistrée depuis les années 2000 dans toutes les villes européennes.

La faute à quoi ?

Plusieurs facteurs sont pointés du doigt :

  • la surabondance d’un autre ami de l’homme mais grand ennemi de nos moineaux : les chats
  • le manque de possibilité de nidification pour ces petits pierrots cavernicoles : l’architecture hermétique de nos maisons est peu accueillante pour nos moineaux
  • les pesticides et la diminution de la quantité d’insectes disponibles et pourtant indispensable à la survie des jeunes oisillons au début de leur croissance
  • les jardins trop bien entretenus, aux pelouses stériles sans graines sauvages, leur principale source de nourriture, sans arbustes ni haies refuges afin d’échapper aux nombreux prédateurs
  • la pollution liée à la densité du trafic routier qui affecte les populations d’insectes et directement ou indirectement les moineaux (et pas que….)
  • et sans doute encore beaucoup d’autres facteurs liés à notre mode de vie…

Vous l’aurez compris le déclin de nos petits piafs n’est probablement qu’un exemple parmi tant d’autres qui nous rappelle que notre qualité de vie est en danger !

Un projet en vue dans votre commune…

Des GMC (Groupe Moineau Citoyen) se sont déjà mis en place dans pas moins de 12 communes en région Bruxelloise. Ils visent à accompagner les personnes intéressées dans la mise en œuvre d’une série de mesures favorables à l’expansion des colonies de moineaux (installation de mangeoires et de nichoirs, plantations adaptées, rénovation appropriée des façades, installation de poulaillers,…) et cela porte ses fruits !

Vous entendez régulièrement des moineaux près de chez vous ?
Vous êtes intéressé par ce projet ?
Faites-le nous savoir à l’adresse mail suivante : moineaux1950.1970@gmail.com.

Pour en apprendre davantage sur les moineaux : http://maisonecohuis.be/wp-content/uploads/2021/04/Cahier-moineaux-UL-web.pdf

[Vidéo] Mini-conférence « Choisir sa monnaie, choisir sa société »

Vous pouvez (re-) voir cette présentation du 2 décembre 2021 ci-dessous

ou en cliquant sur ce lien: https://vimeo.com/653361703/29760e78b5

Changer de banque?
Switcher vers la New B?
Que penser des bitcoin et autres cryptomonnaies?
Et les monnaies locales?
Un papa voulait payer en Zinne à la piscine l’autre jour. Est-ce une bonne alternative à soutenir?

Bref… c’est pour répondre à toutes ces questions qu’on vous propose une soirée sur le thème :

« choisir sa monnaie, choisir sa société »

« Entre bitcoins, monnaies locales et politique monétaire de la BCE, il y a un monde »

  • Animateurs : Anne Berger (Financité https://www.financite.be/), Eléonore Lefebvre (WOK en Transition),
  • Invité : André Peters, Sociologue de la monnaie, auteur et cadre dans le secteur financier (www.andrepeters.net)

Liste des « référents » pour les sous-groupes

Voici la liste actualisée (printemps 2021) des contacts pour les différents sous-groupes de WoK en Transition:

N’hésitez pas à nous contacter pour participer ou demander des informations concernant nos activités et nos sous-groupes.

Vous pouvez également contacter l’équipe « noyau » via:

info@wokentransition.be
info@wokintransitie.be

 

Un bébé en Transition ?

Un nouveau petit loulou rime souvent avec l’achat d’une chambre pour bébé, plein de petits vêtements, des langes, une poussette,…
Mais que peut-on faire pour accueillir ce nouveau petit homme d’une manière plus durable et plus saine ?

  • Acheter des vêtements et meubles de deuxième main. Il y a plusieurs brocantes organisées dans les environs. Les vêtements pour bébé ne sont jamais portés très longtemps et sont donc certainement encore en bon état pour une deuxième vie ( et même une troisième, …)
  • Allaiter. Pour sa santé, pour la santé de maman et pour la planète (pas de déchets de pots de lait artificiel, pas de fabrication industrielle de lait en poudre)
  • Pour partir avec bébé en balade rien de plus pratique qu’une écharpe ou un porte-bébé physiologique ! Fini de porter les poussettes dans les escaliers et vive les randonnées dans la nature ou les balades en ville !
  • Utiliser des couches lavables. Ça ne demande pas tellement de travail en plus. Et c’est tellement mieux pour la planète (et pour votre portefeuille). N’oubliez pas de demander vos subsides à Interza pour l’achat des langes lavables. Ou encore mieux, achetez en deuxième main :-))
  • Son petit corps en pleine croissance est très réceptif aux substances présentes dans son environnement qu’il ne tardera pas à explorer . Il vaut donc mieux utiliser des produits simples et naturels aussi bien pour ses soins corporels (savon de Marseille par exemple..) que pour l’entretien de votre maison et pour sa lessive (savon de Marseille, savon noir, vinaigre ..). Encore une fois votre portefeuille et la planète ne s’en porteront que mieux aussi !
  • Attention également aux matières plastiques (jouets, contenants alimentaires etc…) qui non seulement polluent (cela tout le monde le sait !) mais peuvent aussi contenir des substances nocives pour son petit cerveau en plein développement …

Bienvenue sur notre planète petit Schtroumpf ! C’est tellement important de prendre soin de toi et aussi d’elle,  alors autant commençer tout de suite !

Céline Tollenaere et Monique Hars

Journée internationale de contestation de la 5G

Partout dans le monde, des citoyens se lèvent pour dénoncer cette technologie dont nous n’avons pas besoin, dont le rapport bénéfices / risques est au contraire défavorable. En effet, cette technologie pose les questions suivantes :

  • Quel coût environnemental ?
    • les ondes utilisées ont une faible portée, ce qui signifie que pour la déployer, il faut installer une antenne tous les 200m. Combien d’antennes devront ainsi être produites et installées à l’échelle mondiale, avec le coût en ressources associé ?
    • afin d’utiliser cette technologie, les gens doivent avoir un GSM compatible, et donc en racheter un : sachant qu’il faut 70kg de ressources pour construire un seul GSM, quel sera le coût écologique du remplacement des millions ou milliards de GSM à travers le monde ? Quel sera le coût énergétique du recyclage des anciens ?
  • Quel coût énergétique ?
    • la vitesse qui augmente, la multiplication des objets connectés, c’est la consommation énergétique qui augmente, à un moment où pour limiter le réchauffement climatique, nous avons au contraire besoin de contenir voir de réduire notre consommation d’énergie.
  • Quel coût sanitaire pour l’humain comme pour la faune et la flore ?
    • Il n’y a pas de consensus scientifique établi pour l’instant à ce sujet, mais de sérieux doutes. Ne devrions-nous pas attendre d’avoir plus de certitudes sur cet impact, par principe de précaution, avant de déployer cette technologie ?
  • Quel impact sécuritaire ?
    • La surveillance de masse est une chose qui fait peur. La 5G offre cette possibilité : on peut espérer qu’il y ait des gardes-fous pour éviter cette dérive, mais sans la 5G, c’est impossible, n’est-ce pas le meilleur des gardes-fous ?

 

Tout cela pour télécharger un film en 40 secondes au lieu de 5 minutes ?

 

À l’occasion de cette journée internationale de contestation, à défaut d’une manifestation physique, nous vous proposons d’imprimer l’affiche jointe et de la coller sur vos fenêtres en signe de contestation.

Rejoignez-nous!

Vous souhaitez rejoindre la Transition et prendre part à l’organisation de nos activités?
Vous souhaitez mettre vos compétences au service de la Transition et faire bouger les choses avec nous?
Merci de compléter ce formulaire. Nous reviendrons très prochainement vers vous!

Rejoignez-nous!
Je souhaite rejoindre une équipe de Wok en Transition
Je souhaite rejoindre un projet de Wok en Transition
Je souhaite apporter mes compétences de manière ponctuelle
Le groupe noyau cherche de nouveaux visages pour coordonner nos activités et les promouvoir (plusieurs membres du groupe ne seront plus disponibles l’an prochain). Le noyau est constitué d’un membre de chaque sous-groupe et choisit en son sein un coordinateur (qui change chaque année), un responsable de la communication, un responsable du lien avec les communes et un trésorier. Le noyau se réunit une fois tout les 2 mois.

Potager Les Pinsons

Malgré le confinement (et aussi un peu grâce à lui ? ) nous nous sommes lancés dans l’aventure d’un Potagé partagé !
L’idée avait germé lors d’une réunion du groupe alimentation: cherchons des terrains libres et demandons l’autorisation de cultiver au propriétaire. 
Peu de temps après nous avions retrouvé via le cadastre le propriétaire du terrain vague Clos des Pinsons, sonné à sa porte et obtenu son accord 🙂
 
Mister Covid a mis un coup de frein transitoire au projet car plus de réunion mais ensuite on s’est dit que rien n’empêchait d’informer et c’est comme ça qu’un petit panneau rose est apparu sur le terrain annonçant le projet et proposant de participer.
 
Un projet de plan d’aménagement est élaboré avec les parcelles, la zone de cultures communes et de rencontre, l’aire de jeu pour les enfants et la zone « sauvage » dans le fond où un magnifique roncier plein de vie nous observe.
 
On reçoit des palettes, des piquets, des réservoirs d’eau, du fumier, des bois de noisetiers, des jeux, du broyat… 
 
On démarre tranquille dans une bonne humeur et un enthousiasme qui font vraiment du bien en ces temps troublés !
 
Merci à Gil et à Fabienne pour leur conseils et partage d’expériences 
 
Les pinsons du potager
 

La transition vers des outils numériques démocratiques et compatibles avec la Démocratie

En ces temps de confinement, les outils informatiques ont pris beaucoup de poids, en particulier ceux qui nous permettent de rester en contact avec nos collègues et nos proches.

Beaucoup d’entre nous avons découvert Zoom, outil de visioconférence, à l’occasion de cette crise et par la même occasion, les problèmes de sécurité que ces logiciels posent : au fil des semaines, il s’est avéré qu’il était possible de s’inviter dans les conversations privées de personnes tierces, que certaines conversations et informations avaient été routées par des serveurs situés en Chine (où la nature du régime politique lui donne accès à toutes les données), ou encore que les conversations n’étaient pas totalement chiffrées (on dit « de bout en bout » ), ce qui veut dire que l’entreprise Zoom elle-même a accès, si elle le souhaite à toutes les conversations et donc les tiers (typiquement les États mais aussi potentiellement les hackers) ont accès également à ces conversations.

Le cas de Facebook

Cela nous donne l’occasion de nous pencher sur les pratiques d’autres grands acteurs pour comprendre en quoi ces questions sont graves.

Le plus (tristement) célèbre exemple est celui de FaceBook, que nous allons détailler un peu pour illustrer les diverses problématiques. Depuis une dizaine d’années, FaceBook est régulièrement sous les feux des projecteurs parce que le réseau social :

 – collecte des informations dans des situations dans lesquelles l’utilisateur n’est pas informé de leur collecte (par exemple, au début des systèmes d’authentification sur des sites Web tiers en utilisant votre identifiant FaceBook, rien n’était dit sur le fait que FaceBook collectait alors des informations relatives au site auquel vous vous connectiez) ou dans des cas où l’utilisateur n’a pas conscience des conséquences de la collecte (Facebook a par exemple sciemment payé des utilisateurs mineurs pour qu’ils installent un logiciel donnant accès à toutes les données de leur téléphone).

 – Il ne sécurise pas suffisamment l’accès aux données personnelles de ses utilisateurs, ce qui se traduit par des fuites importantes de données répétées et il laisse des tiers exploiter ces données (moyennant finances) avec très peu de contrôle ou sans contrôle comme l’ont montré l’affaire Cambridge Analytica et l’implication de la Russie dans l’élection 2016 (des messages adaptés au caractère de chacun, souvent mensongers, affichés à des groupes d’utilisateurs de façon à faire basculer leurs votes dans un camp ou un autre); ces affaires sont essentielles pour comprendre l’importance des questions de données personnelles pour le fonctionnement même de la démocratie. À titre individuel, les fuites d’information peuvent aussi être exploitées par des escrocs pour usurper votre identité et de façon directe ou indirecte, vous soutirer de l’argent.

– En lien direct avec ce problème de manipulation des informations que reçoit une personne en fonction de ses données personnelles, Facebook reste très frileux quand il s’agit de limiter la diffusion de fausses informations alors qu’il aspire à jouer un rôle de plus en plus important dans la diffusion de l’Information en général (mais il serait injuste de ne pas noter une amélioration récente importante).

 – Il fait (ou laisse faire à des tiers) une utilisation de ces données qui est parfois très critiquable voire à la limite de la légalité (Facebook a par exemple réalisé une étude sur des dizaines de milliers d’utilisateurs, sans les en informer, pour mesurer l’impact sur leur humeur et leur santé de leur présenter uniquement des informations connotées négativement ou inversement).

Si vous souhaitez creuser l’énorme masse des reproches plus ou moins justifiés faits à Facebook au cours du temps, vous pouvez visiter la page Wikipedia qui y est consacrée (en anglais).

Les autres grands acteurs

De nombreux autres grands acteurs du numérique font une utilisation massive des données personnelles (Google en particulier) mais d’une part, les fuites de données qui ont pu exister chez Google sont exceptionnelles et d’autres part, FaceBook a ceci de particulier qu’ils ont été pris à mentir à de nombreuses reprises au cours des dix dernières années sur la correction de leurs pratiques excessives lorsqu’ils étaient pris la main dans le sac. Ces pratiques ont débouché sur une amende de plus de 5 millards de dollars par la FTC, organe régulateur du numérique aux États Unis. Pour donner une idée de ce que cela représente, les plus grosses amendes délivrées jusqu’alors se chiffraient en dizaines de millions de dollars. Celle attribuée à Facebook était de l’ordre de 100 fois plus importante.

Reste que Google utilise les données personnelles pour gagner de l’argent et ne peut donc pas se passer de les collecter et de vendre de la publicité ciblée, tout comme FaceBook ou Twitter. Ainsi, vous avez peut-être entendu la maxime « quand c’est gratuit, c’est vous le produit » : si vous utilisez un produit fourni gratuitement par une société commerciale, c’est que vos données personnelles sont en fait le produit que ces sociétés commercialisent, généralement par le biais de la publicité ciblée.

Microsoft, Amazon ou Apple ont d’autres sources de revenus et ne sont donc pas dépendants de ce modèle d’exploitation commerciale des données personnelles. Apple en a même fait un facteur de différenciation en limitant beaucoup les données personnelles qui sont transmises à Apple  et en n’en faisant aucune exploitation commerciale directe.

WhatsApp

Mais pourquoi parlons-nous de Facebook alors qu’il est ici question d’outils de communication directe ? C’est parce que Facebook est propriétaire de deux deux systèmes les plus utilisés : WhatsApp et Messenger. WhatsApp appartient à Facebook depuis début 2014 tandis que Messenger a été développé par Facebook. Sur le papier, WhatsApp est bien sécurisé avec un chiffrement de bout en bout, ce qui veut dire que même Facebook n’est pas en mesure de décrypter les conversations. Seulement, Facebook fait une utilisation des données qui dépasse de très loin le contenu des conversations. Dans le domaine judiciaire, par exemple, il faut déjà l’autorisation d’un juge pour obtenir la liste des communications d’une personne (sans même parler des contenus). Facebook dispose de ces informations et tout le problème est qu’ils ont prouvé à quel point ils faisaient une utilisation excessive de ces données. Et Facebook a menti. Tellement fréquemment, par le passé, qu’il n’est pas possible de leur faire confiance quand ils disent que WhatsApp est et restera chiffré de bout en bout.

Les outils qui font sens

Les logiciels libres

Dans le domaine de la consommation alimentaire, les coopératives permettent de mieux prendre conscience des contraintes de production et de distribution et de se rapprocher de nos aliments qui deviennent parfois abstraits, autrement. Elles permettent aussi de renforcer le lien social en s’appuyant sur l’effort de chacun.

D’une manière similaire, dans le monde du logiciel, il existe une catégorie de logiciels qui a davantage de sens quand on se lance dans la transition. Il s’agit des logiciels libres. Les logiciels libres sont développés sans but lucratif par des passionnés, des enseignants, des étudiants mais aussi parfois par des entreprises qui gagnent de l’argent non pas en vendant un logiciel mais en associant le logiciel vendu à un service (vendu) ou à un produit particulier. La façon dont ces logiciels sont écrits (le code source) est disponible pour tout le monde et chacun peut en faire ce qu’il veut (l’utiliser au sein d’autres projets, l’enrichir de nouvelles fonctionnalités, en améliorer la sécurité ou les performances, etc).

Outre qu’ils résultent d’une démarche sociale (un effort partagé pour le bien commun), ces logiciels sont entièrement publics. Étant entièrement publics, ces logiciels ne peuvent pas être utilisés à des fins secrètes (cela peut arriver ponctuellement mais on trouve toujours un chercheur pour se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond parce qu’il a accès à tout le programme). Cela les rend aussi plus résiliants (une entreprise ne peut pas décider du jour au lendemain qu’ils sont obsolètes).

Le principal (unique ?) défaut des logiciels libres est qu’ils peuvent manquer de ressources pour leur développement (il n’y a pas toujours suffisamment de volontaires pour tel ou tel projet, dans la durée) et qu’ils manquent parfois d’une vision centralisée (dans une entreprise, il y a un décideur qui tranche, ce qui permet de maintenir plus facilement une cohérence d’ensemble, de rendre le logiciel plus intuitif, simple d’utilisation et de choisir quelles fonctions sont importantes et lesquelles sont secondaires).

Remplacer WhatsApp et de nombreux autres

Dans le cas qui nous intéresse (la communication directe, sécurisée), il existe un outil de bonne qualité : Signal. Signal a des fonctionnalités très similaires à celles de WhatsApp. Il est disponible pour tous les téléphones portables et il peut même s’utiliser sans difficulté ajoutée, en parallèle avec WhatsApp (ce qui permet une transition en douceur).

Le groupe noyau de Wok en transition a donc pris la décision de basculer sa communication interne sur Signal.

Pour les appels vidéo de groupe, vous pouvez aussi vous tourner vers Jitsi, qui est une alternative à Skype ou FaceTime par exemple, même s’il est moins abouti.

Pour en savoir plus sur les logiciels libres et vous faire votre propre opinion sur leurs forces et leurs faiblesses, vous pouvez aller jeter un œil sur le site Web framasoft.org qui recense les outils les plus réussis et explique bien l’univers du logiciel libre.

Déploiement de la 5G

En attendant un article un peu plus étoffé sur la 5G, nous relayons plusieurs initiatives urgentes s’opposant au déploiement de la 5G à l’heure actuelle :

À noter que la commune de Kraainem s’est prononcée pour un moratoire sur la 5G et s’oppose à son déploiement, pour le moment, sur son territoire.