Journée internationale de contestation de la 5G

Partout dans le monde, des citoyens se lèvent pour dénoncer cette technologie dont nous n’avons pas besoin, dont le rapport bénéfices / risques est au contraire défavorable. En effet, cette technologie pose les questions suivantes :

  • Quel coût environnemental ?
    • les ondes utilisées ont une faible portée, ce qui signifie que pour la déployer, il faut installer une antenne tous les 200m. Combien d’antennes devront ainsi être produites et installées à l’échelle mondiale, avec le coût en ressources associé ?
    • afin d’utiliser cette technologie, les gens doivent avoir un GSM compatible, et donc en racheter un : sachant qu’il faut 70kg de ressources pour construire un seul GSM, quel sera le coût écologique du remplacement des millions ou milliards de GSM à travers le monde ? Quel sera le coût énergétique du recyclage des anciens ?
  • Quel coût énergétique ?
    • la vitesse qui augmente, la multiplication des objets connectés, c’est la consommation énergétique qui augmente, à un moment où pour limiter le réchauffement climatique, nous avons au contraire besoin de contenir voir de réduire notre consommation d’énergie.
  • Quel coût sanitaire pour l’humain comme pour la faune et la flore ?
    • Il n’y a pas de consensus scientifique établi pour l’instant à ce sujet, mais de sérieux doutes. Ne devrions-nous pas attendre d’avoir plus de certitudes sur cet impact, par principe de précaution, avant de déployer cette technologie ?
  • Quel impact sécuritaire ?
    • La surveillance de masse est une chose qui fait peur. La 5G offre cette possibilité : on peut espérer qu’il y ait des gardes-fous pour éviter cette dérive, mais sans la 5G, c’est impossible, n’est-ce pas le meilleur des gardes-fous ?

 

Tout cela pour télécharger un film en 40 secondes au lieu de 5 minutes ?

 

À l’occasion de cette journée internationale de contestation, à défaut d’une manifestation physique, nous vous proposons d’imprimer l’affiche jointe et de la coller sur vos fenêtres en signe de contestation.

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Le groupe noyau cherche de nouveaux visages pour coordonner nos activités et les promouvoir (plusieurs membres du groupe ne seront plus disponibles l’an prochain). Le noyau est constitué d’un membre de chaque sous-groupe et choisit en son sein un coordinateur (qui change chaque année), un responsable de la communication, un responsable du lien avec les communes et un trésorier. Le noyau se réunit une fois tout les 2 mois.

Potager Les Pinsons

Malgré le confinement (et aussi un peu grâce à lui ? ) nous nous sommes lancés dans l’aventure d’un Potagé partagé !
L’idée avait germé lors d’une réunion du groupe alimentation: cherchons des terrains libres et demandons l’autorisation de cultiver au propriétaire. 
Peu de temps après nous avions retrouvé via le cadastre le propriétaire du terrain vague Clos des Pinsons, sonné à sa porte et obtenu son accord 🙂
 
Mister Covid a mis un coup de frein transitoire au projet car plus de réunion mais ensuite on s’est dit que rien n’empêchait d’informer et c’est comme ça qu’un petit panneau rose est apparu sur le terrain annonçant le projet et proposant de participer.
 
Un projet de plan d’aménagement est élaboré avec les parcelles, la zone de cultures communes et de rencontre, l’aire de jeu pour les enfants et la zone « sauvage » dans le fond où un magnifique roncier plein de vie nous observe.
 
On reçoit des palettes, des piquets, des réservoirs d’eau, du fumier, des bois de noisetiers, des jeux, du broyat… 
 
On démarre tranquille dans une bonne humeur et un enthousiasme qui font vraiment du bien en ces temps troublés !
 
Merci à Gil et à Fabienne pour leur conseils et partage d’expériences 
 
Les pinsons du potager
 

La transition vers des outils numériques démocratiques et compatibles avec la Démocratie

En ces temps de confinement, les outils informatiques ont pris beaucoup de poids, en particulier ceux qui nous permettent de rester en contact avec nos collègues et nos proches.

Beaucoup d’entre nous avons découvert Zoom, outil de visioconférence, à l’occasion de cette crise et par la même occasion, les problèmes de sécurité que ces logiciels posent : au fil des semaines, il s’est avéré qu’il était possible de s’inviter dans les conversations privées de personnes tierces, que certaines conversations et informations avaient été routées par des serveurs situés en Chine (où la nature du régime politique lui donne accès à toutes les données), ou encore que les conversations n’étaient pas totalement chiffrées (on dit « de bout en bout » ), ce qui veut dire que l’entreprise Zoom elle-même a accès, si elle le souhaite à toutes les conversations et donc les tiers (typiquement les États mais aussi potentiellement les hackers) ont accès également à ces conversations.

Le cas de Facebook

Cela nous donne l’occasion de nous pencher sur les pratiques d’autres grands acteurs pour comprendre en quoi ces questions sont graves.

Le plus (tristement) célèbre exemple est celui de FaceBook, que nous allons détailler un peu pour illustrer les diverses problématiques. Depuis une dizaine d’années, FaceBook est régulièrement sous les feux des projecteurs parce que le réseau social :

 – collecte des informations dans des situations dans lesquelles l’utilisateur n’est pas informé de leur collecte (par exemple, au début des systèmes d’authentification sur des sites Web tiers en utilisant votre identifiant FaceBook, rien n’était dit sur le fait que FaceBook collectait alors des informations relatives au site auquel vous vous connectiez) ou dans des cas où l’utilisateur n’a pas conscience des conséquences de la collecte (Facebook a par exemple sciemment payé des utilisateurs mineurs pour qu’ils installent un logiciel donnant accès à toutes les données de leur téléphone).

 – Il ne sécurise pas suffisamment l’accès aux données personnelles de ses utilisateurs, ce qui se traduit par des fuites importantes de données répétées et il laisse des tiers exploiter ces données (moyennant finances) avec très peu de contrôle ou sans contrôle comme l’ont montré l’affaire Cambridge Analytica et l’implication de la Russie dans l’élection 2016 (des messages adaptés au caractère de chacun, souvent mensongers, affichés à des groupes d’utilisateurs de façon à faire basculer leurs votes dans un camp ou un autre); ces affaires sont essentielles pour comprendre l’importance des questions de données personnelles pour le fonctionnement même de la démocratie. À titre individuel, les fuites d’information peuvent aussi être exploitées par des escrocs pour usurper votre identité et de façon directe ou indirecte, vous soutirer de l’argent.

– En lien direct avec ce problème de manipulation des informations que reçoit une personne en fonction de ses données personnelles, Facebook reste très frileux quand il s’agit de limiter la diffusion de fausses informations alors qu’il aspire à jouer un rôle de plus en plus important dans la diffusion de l’Information en général (mais il serait injuste de ne pas noter une amélioration récente importante).

 – Il fait (ou laisse faire à des tiers) une utilisation de ces données qui est parfois très critiquable voire à la limite de la légalité (Facebook a par exemple réalisé une étude sur des dizaines de milliers d’utilisateurs, sans les en informer, pour mesurer l’impact sur leur humeur et leur santé de leur présenter uniquement des informations connotées négativement ou inversement).

Si vous souhaitez creuser l’énorme masse des reproches plus ou moins justifiés faits à Facebook au cours du temps, vous pouvez visiter la page Wikipedia qui y est consacrée (en anglais).

Les autres grands acteurs

De nombreux autres grands acteurs du numérique font une utilisation massive des données personnelles (Google en particulier) mais d’une part, les fuites de données qui ont pu exister chez Google sont exceptionnelles et d’autres part, FaceBook a ceci de particulier qu’ils ont été pris à mentir à de nombreuses reprises au cours des dix dernières années sur la correction de leurs pratiques excessives lorsqu’ils étaient pris la main dans le sac. Ces pratiques ont débouché sur une amende de plus de 5 millards de dollars par la FTC, organe régulateur du numérique aux États Unis. Pour donner une idée de ce que cela représente, les plus grosses amendes délivrées jusqu’alors se chiffraient en dizaines de millions de dollars. Celle attribuée à Facebook était de l’ordre de 100 fois plus importante.

Reste que Google utilise les données personnelles pour gagner de l’argent et ne peut donc pas se passer de les collecter et de vendre de la publicité ciblée, tout comme FaceBook ou Twitter. Ainsi, vous avez peut-être entendu la maxime « quand c’est gratuit, c’est vous le produit » : si vous utilisez un produit fourni gratuitement par une société commerciale, c’est que vos données personnelles sont en fait le produit que ces sociétés commercialisent, généralement par le biais de la publicité ciblée.

Microsoft, Amazon ou Apple ont d’autres sources de revenus et ne sont donc pas dépendants de ce modèle d’exploitation commerciale des données personnelles. Apple en a même fait un facteur de différenciation en limitant beaucoup les données personnelles qui sont transmises à Apple  et en n’en faisant aucune exploitation commerciale directe.

WhatsApp

Mais pourquoi parlons-nous de Facebook alors qu’il est ici question d’outils de communication directe ? C’est parce que Facebook est propriétaire de deux deux systèmes les plus utilisés : WhatsApp et Messenger. WhatsApp appartient à Facebook depuis début 2014 tandis que Messenger a été développé par Facebook. Sur le papier, WhatsApp est bien sécurisé avec un chiffrement de bout en bout, ce qui veut dire que même Facebook n’est pas en mesure de décrypter les conversations. Seulement, Facebook fait une utilisation des données qui dépasse de très loin le contenu des conversations. Dans le domaine judiciaire, par exemple, il faut déjà l’autorisation d’un juge pour obtenir la liste des communications d’une personne (sans même parler des contenus). Facebook dispose de ces informations et tout le problème est qu’ils ont prouvé à quel point ils faisaient une utilisation excessive de ces données. Et Facebook a menti. Tellement fréquemment, par le passé, qu’il n’est pas possible de leur faire confiance quand ils disent que WhatsApp est et restera chiffré de bout en bout.

Les outils qui font sens

Les logiciels libres

Dans le domaine de la consommation alimentaire, les coopératives permettent de mieux prendre conscience des contraintes de production et de distribution et de se rapprocher de nos aliments qui deviennent parfois abstraits, autrement. Elles permettent aussi de renforcer le lien social en s’appuyant sur l’effort de chacun.

D’une manière similaire, dans le monde du logiciel, il existe une catégorie de logiciels qui a davantage de sens quand on se lance dans la transition. Il s’agit des logiciels libres. Les logiciels libres sont développés sans but lucratif par des passionnés, des enseignants, des étudiants mais aussi parfois par des entreprises qui gagnent de l’argent non pas en vendant un logiciel mais en associant le logiciel vendu à un service (vendu) ou à un produit particulier. La façon dont ces logiciels sont écrits (le code source) est disponible pour tout le monde et chacun peut en faire ce qu’il veut (l’utiliser au sein d’autres projets, l’enrichir de nouvelles fonctionnalités, en améliorer la sécurité ou les performances, etc).

Outre qu’ils résultent d’une démarche sociale (un effort partagé pour le bien commun), ces logiciels sont entièrement publics. Étant entièrement publics, ces logiciels ne peuvent pas être utilisés à des fins secrètes (cela peut arriver ponctuellement mais on trouve toujours un chercheur pour se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond parce qu’il a accès à tout le programme). Cela les rend aussi plus résiliants (une entreprise ne peut pas décider du jour au lendemain qu’ils sont obsolètes).

Le principal (unique ?) défaut des logiciels libres est qu’ils peuvent manquer de ressources pour leur développement (il n’y a pas toujours suffisamment de volontaires pour tel ou tel projet, dans la durée) et qu’ils manquent parfois d’une vision centralisée (dans une entreprise, il y a un décideur qui tranche, ce qui permet de maintenir plus facilement une cohérence d’ensemble, de rendre le logiciel plus intuitif, simple d’utilisation et de choisir quelles fonctions sont importantes et lesquelles sont secondaires).

Remplacer WhatsApp et de nombreux autres

Dans le cas qui nous intéresse (la communication directe, sécurisée), il existe un outil de bonne qualité : Signal. Signal a des fonctionnalités très similaires à celles de WhatsApp. Il est disponible pour tous les téléphones portables et il peut même s’utiliser sans difficulté ajoutée, en parallèle avec WhatsApp (ce qui permet une transition en douceur).

Le groupe noyau de Wok en transition a donc pris la décision de basculer sa communication interne sur Signal.

Pour les appels vidéo de groupe, vous pouvez aussi vous tourner vers Jitsi, qui est une alternative à Skype ou FaceTime par exemple, même s’il est moins abouti.

Pour en savoir plus sur les logiciels libres et vous faire votre propre opinion sur leurs forces et leurs faiblesses, vous pouvez aller jeter un œil sur le site Web framasoft.org qui recense les outils les plus réussis et explique bien l’univers du logiciel libre.

Déploiement de la 5G

En attendant un article un peu plus étoffé sur la 5G, nous relayons plusieurs initiatives urgentes s’opposant au déploiement de la 5G à l’heure actuelle :

À noter que la commune de Kraainem s’est prononcée pour un moratoire sur la 5G et s’oppose à son déploiement, pour le moment, sur son territoire.

Il annoncent le retour des beaux jours…

Alors que notre pays, notre ville, nos communes semblent endormis en cette période de confinement, Dame nature est là, fidèle au rendez-vous, elle s’éveille, égaie, nous émerveille, elle chante, elle bourdonne, elle se colore dans les jardins, les parcs, le long de nos trottoirs et apporte à qui veut bien l’observer un peu de baume au cœur…Alors prenez le temps d’écouter ce doux concert sur fond d’un silence peu coutumier, prenez le temps d’observer, de sentir et de savourer ses mille couleurs et tout oublier quelques instants seul ou en famille…

Gros plan sur un oiseau, une abeille et une fleur qui annoncent le retour du printemps.

Le pouillot véloce – Phylloscopus collybita

  • Poids : 6 à 9 g
  • Longueur : 11 cm
  • Envergure : 15 à 21 cm

« Tchif-tchaf, tchif-tchaf, … » oui c’est bien lui, il est de retour parmi nous après avoir passé plusieurs mois autour de la méditerranée, parfois même au sud du Sahara pour les plus aventuriers.

C’est un des premiers migrateurs à se faire entendre au début du printemps. Son chant monotone est celui que retient en premier l’ornithologue débutant.

On le surnomme « le compteur d’écus » par allusion au son métallique de ses notes bien détachées qui rappelle celui produit par des pièces entrechoquées.

Ce petit passereau un peu plus petit qu’un moineau et surtout plus fin, se reconnaît grâce à son plumage brun verdâtre avec le dessous pâle et son sourcil clair. Impossible par contre de faire la différence entre monsieur et madame si ce n’est qu’il n’y a que monsieur qui chante, ce qui est le cas de la plupart des oiseaux !

Appelé « Chiffchaff» dans la plupart des langues étrangères, en français son nom vernaculaire est le « pouillot véloce » ! Il a en effet la curieuse habitude de faire trembler ses ailes et d’abaisser la queue en changeant fréquemment de poste pour se nourrir et chanter.

Haies, bosquets, ronciers et grandes fougères sont ses abris de prédilection.

Ses repas sont essentiellement composés d’insectes mais ne dédaigne pas non plus quelques baies en automne afin de faire le plein d’énergie avant son départ dans ses aires d’hivernage.

Il apprécie faire son nid au pied des arbustes dans nos jardins, celui-ci est en forme de boule, constitué d’herbe, de mousse et de brindilles avec une petite entrée latérale. Evitons donc de faucher à ces endroits-là d’avril à juillet si nous voulons accueillir ce petit piaf dans notre jardin !

L’osmie rousse – Osmia bicornis

En ce début de printemps, observez bien les nichoirs à insectes et vous assisterez au ballet incessant de belles petites abeilles rousses et poilues, ce sont des osmies, les premières abeilles solitaires à se montrer après une métamorphose de plusieurs mois qui avait débutée au printemps passé. N’ayez crainte, elles ne sont pas du tout agressives. Vous distinguerez facilement les mâles grâce à la petite touffe de poils blancs qu’ils arborent entre leurs deux yeux. Les mâles adultes issus des œufs pondus en dernier lieu dans le nid en sortent les premiers et attendent patiemment les jeunes femelles. Celles-ci, à peine sorties se feront assaillir par les jeunes mâles. Ainsi fécondées, nos courageuses butineuses irons à la recherche de nouveaux nids pour y pondre leurs œufs, un à un, chacun dans une petite loge aménagée avec soin.

Et comme toutes bonnes mères elles assureront le couvert à chacune de leurs progénitures en tapissant le mur de chaque cellule d’un délicieux « pain de miel », mélange de nectar et de pollen récoltés dans la nature et qui pourra être grignoté par les jeunes larves et assurera leur métamorphose avant le printemps prochain.

La ponte terminée, l’orifice du nid sera fermé par un  bouchon de boue, parfois mélangé de petites pierres ou de petits morceaux de bois dans le cas de l’osmie des troncs.

Ces sympathiques petites abeilles, tout comme d’autres de leurs cousines solitaires, sont précieuses dès ce début de saison. Leur fourrure chargée de pollen, elles assureront la pollinisation de nombreuses fleurs dans notre jardin, notre verger et notre potager pour nous permettre de bonnes récoltes…

La ficaire – Ranunculus ficaria

Elle aurait pu s’appeler «  Etoile d’or » tant sa floraison est lumineuse et égaie nos sous-bois en ce début de printemps. Ses petites feuilles en forme de cœur reluisent au soleil.
De la famille des Renonculacées, elle forme de beaux tapis aux pieds de nos arbres et arbustes encore dégarnis de feuilles. 


Dépêchez-vous de l’observer car elle aura vite fait de boucler son cycle végétatif et disparaîtra en quelques semaines, privée de son ensoleillement nécessaire.

C’est pour elle une course contre la montre qui s’annonce. 

Elle devra assurer sa reproduction et constituer ses réserves le plus rapidement possible. Pour ce faire, de petites bulbilles vont se former à l’aisselle de ses feuilles et au niveau de ses racines. Ces petits renflements constitueront des réserves pour de futures petites plantules. Ces petites bulbilles, facile à observer, font penser à de petites figues pour certain , d’où son nom(ficus en latin) ou à des renflements hémorroïdaires pour les moins poétiques qui l’appellent alors « l’Herbe aux hémorroïdes ».

Comme toutes les renoncules elle peut être toxique et ne devrait être consommée que cuite et avec parcimonie. Elle est cependant riche en vitamine C et aurait servi, en son temps à lutter contre le scorbut.

Connaissez-vous le jeu avec lequel on se livre encore parfois avec les enfants ? L’idée est de savoir si oui ou non l’enfant aime le beurre. On prend une fleur de renoncule, par exemple une fleur de ficaire, bien ouverte on la place sous le menton de l’enfant. Si le jaune de la fleur se reflète sur sa peau, c’est qu’il aime le beurre ! En anglais d’ailleurs le bouton d’or se dit buttercup. Cela lui fera peut-être préférer une bonne tartine pour le goûter, au lieu de quelques biscuits industriels !

Belles observations à tous !

  Monique Hars

Aspect: Wa-ès-da?

L’ASPECT est l’acronyme de <<AdvieS en Participatieraad voor ECologische Transitie>> (ahwel merci!).

L’ASPECT est une organisation communale qui a pour but de conseiller le conseil communal sur la transition écologique et le développement durable (vous suivez toujours?): conseiller sur des questions posées directement par le conseil communal, soit sur des thématiques que le conseil s’approprie et pour lesquels ses membres développent une réflexion ou une proposition. L’ASPECT peut également engager un budget (modeste, c’est la commune) pour faire effectuer des études, mettre en place des actions, etc.

L’ASPECT s’articule autour d’un groupe de pilotage (citoyens élus pour un mandat de 6 ans) et de Groupes de travail, constitués d’experts externes (-> vous?), autour d’une thématique particulière liée à la transition. Aujourd’hui l’ASPECT dénombre les groupes suivants

  • Mobilité
  • Alimentation & Agriculture
  • Biodiversité
  • Climat
  • Milieux naturels & sociaux (en devenir)

Pour les groupes Mobilité et Climat, les réflexions sont déjà en cours pour contribuer respectivement au plan mobilité, et au “Klimaatactieplan”.

Le groupe de pilotage se réunit plusieurs fois par an pour passer en revue les propositions et les conclusions des Groupes de Travail. Une fois par an (au moins), l’Aspect est invité à présenter son bilan au Conseil Communal.

Un des aspects d’Aspect (dites-moi si j’exagère) est d’exploiter la disponibilité et les idées de ses membres en les combinant à la puissance de la machine communale.

L’intérêt principal de l’Aspect est d’intégrer les citoyens à contribuer à la transition climatique de leur entourage proche, càd leur commune. Dans cette optique, les groupes de travail rassemblent experts et volontaires autour de thèmes choisis pour pousser la réflexion, étudier les possibilités et formuler des recommandations.

Il est troublant de remarquer comme l’organisation de l’ASPECT est calquée sur celle du Mouvement de la Transition. Là où le Mouvement de WOK-en-Transition croît naturellement, aux grès des idées et des initiatives personnelles, et fait germer des activités de quartier, l’ASPECT rassemble des têtes pensantes autour de thématique bien définies et produit des analyses et recommandations à l’attention de nos élus communaux.  

En conclusion, si vous voulez contribuer à la transition écologique de votre commune, ou si vous voulez aider à faire avancer les idées; faites-nous signe pour intégrer comme expert l’un des groupes de travail. 

Marc & Céline

Mobilité au coeur des préoccupations des communes

Kraainem

La Commune lance une opération de consultation populaire autour du projet de réaménagement (et agrandissement) du parking autour de station de Métro du même nom (mais situé sur une commune Bruxelloise). Si le planning est tenu, cette enquête aura lieu du 2 avril 2020 jusqu’au 1 mai 2020 et sera disponible sous le lien suivant: 

www.kraainem.be/fr/detail-de-nouvelles/164/enquete-publique—parking-metro-kraainem

Wezembeek

Un nouveau plan de mobilité est actuellement en cours de révision par la commune avec l’aide de la société de consultance Vectris. La consultation en ligne a débuté sous le lien: https://idee-wo.be/fr-BE/folders/mobiliteitsplan. La consultation est possible jusqu’au 15 mai dans cette première phase.

Un petit questionnaire permet de donner vos préférences sur vos préférences et priorité en terme de mobilité. Pas facile (et pas très honnête) de devoir priorétiser entre la sécurité, la fluidité de trafic ou la pureté de l’air. 

Sur le même site, vous avez la possibilité d’indiquer des « opportunités » et « problèmes » liés à la mobilités, et classé par thème: cyclistes, piétons, transports en commun, voiture et parking. 

Les opinions et les idées recueillies seront analysées par le bureau d’étude VECTRIS et ensuite, dans une seconde phase, retravaillées dans différents scénarios qui seront également proposés aux citoyens.

Cette première phase se clôturera par une grande soirée participative, le mercredi 24 juin entre 18 et 22 heures. Infos sur le site web communal. Elle permettra de rencontrer directement Vectris et d’échanger en « live » vos idées et suggestions pour la mobilité à Wezembeek-Oppem. Pour participer à cette soirée du 24 juin une inscription est demandée via le lien http://bit.ly/38o9Frf.

Bloquez la date !

Transition ou… rébellion ?

Désobéissance Civile

Faisant suite à l’article précédent concernant la Désobéissance Civile, je vous propose encore quelques pistes : 

        La Désobéissance Civile dans Wikipedia
        La désobéissance civile est-elle légitime? Article paru dans La Libre.

J’ai lu ces deux articles peu avant de me rendre à une formation gratuite à l’Action Directe Non-Violente (NVDA en anglais) organisée régulièrement par des membres du mouvement Extinction Rebellion (XR Belgium), histoire de comprendre un peu mieux le cadre et les enjeux de la désobéissance civile (DC), avant de décider de m’y impliquer ou non.

J’en retiens essentiellement ceci :

Si le terme désobéissance civile semble avoir été créé par le poète philosophe américan H. D. Thoreau au milieu du XIXè siècle, il y a de nombreux exemples où la désobéissance civile a conduit à un réel progrès social ou politique dès l’Antiquité, mais plus près de nous au XXè s. avec Gandhi, M.L. King, Mandela, etc. etc.

 


Il s’agit d’un geste citoyen à portée politique qui n’est pas anodin et porte potentiellement plus à conséquence que participer à une manifestation.

La désobéissance est illégale par définition (c’est une infraction consciente et intentionnelle), mais est en principe non violente (cette condition est stricte chez Extinction Rebellion).

Les actions de désobéissance civile sont pour la plupart des actions organisées collectivement, mais chaque individu reste personnellement responsable de ses actes, connaît et assume les conséquences potentielles (physiques, policières, civiles ou pénales).

Extinction Rebellion

Malgré mon éducation et mon caractère plutôt peu transgressif, je me sens particulièrement interpellé par les nombreuses voix du monde scientifique qui appellent régulièrement à la désobéissance civile et/ou qui soutiennent explicitement le mouvement Extinction Rebellion, pour faire face à l’urgence environnementale. Il suffit de se promener sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, YouTube,…) pour y retrouver climatologues, astrophysiciens, biologistes, philosophes, sociologues,…réputés appelant à la mobilisation.

En ce qui concerne plus spécifiquement le mouvement Extinction Rebellion, quelques points clés :

« Extinction Rebellion (XR) est un mouvement politique international non partisan qui utilise l’action directe non-violente pour persuader les gouvernements d’agir sur l’urgence climatique et écologique. »

Le mouvement est est constitué en réseau, peu structuré et sans hiérarchie ; il suffit d’adhérer aux principes de la charte pour pouvoir se revendiquer de XR ; pour des raisons pratiques le mouvement est organisé en groupes autonomes.

Respectant l’esprit de la DC, l’information concernant XR est publique et aisément accessible. Par ailleurs, XR a délibérément choisi de communiquer ses actions à l’avance, évitant ainsi de prendre au dépourvu les services d’ordre et de se mettre inutilement en danger.

Dans ses journées de formation NVDA, XR présente de façon décontractée et interactive (mises en situation et jeux de rôle) les points clés de celle-ci : organisation de groupes d’affinité et binômes pour mener les actions, techniques de prise de décision en situation [d’urgence], attitudes à adopter lors des confrontations inévitables, aspects légaux et juridiques (XR dispose de ressources pour aider ceux qui seraient confrontés à des problèmes d’amendes et/ou arrestations administratives via un groupe de juristes et avocats), etc.

Transition ou/et rébellion ?

Participer activement à des actions de DC environnementales ou en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique est une démarche militante sans rapport direct (mais sans contradiction) avec la démarche positive, constructive et pragmatique, de la Transition. L’un n’exclut donc pas l’autre. Pour la petite histoire, lors de sa conférence à Woluwe-Saint-Pierre il y a peu, Rob Hopkins (fondateur du mouvement de la Transition) a malicieusement mentionné que sa compagne s’est déjà retrouvée 4 fois sous les verrous (arrestation administrative) en raison de ses actions avec le mouvement XR.

 

 

J’invite celles et ceux qui souhaitent échanger à propos d’une éventuelle participation à XR (soit en rejoignant un groupe existant, par exemple à Bruxelles, soit en créant un nouveau groupe local) à me contacter par e-mail ou en MP via WhatsApp (vous me trouverez dans le groupe WhatsApp de WoK en Transition; je ne suis pas un grand fan de Facebook).

Benoît Matthys



La désobéissance civile peut-elle être considérée comme licite ?

La désobéissance civile

Après la très récente condamnation de l’État néerlandais pour inaction climatique (https://www.liberation.fr/planete/2019/12/20/les-pays-bas-definitivement-condamnes-pour-inaction-climatique_1770386), et les actions en justice contre les États qui se multiplient (affaire-climat.be; laffairedusiecle.net), la Suisse a quant à elle relaxé des militants « coupables » de désobéissance civile.

Il y a peu, à Lausanne, des militants pour le climat, considérés par certains comme des agitateurs, et qui avaient posé une action coup-de-poing pacifique au sein de locaux du Crédit Suisse, ont été acquittés, sur base du principe de la « nécessité licite» (une exception juridique qui rend légal un acte puni par la loi s’il est justifié par la sauvegarde d’intérêts prépondérants). Question sous-jacente : la désobéissance civile peut-elle être considérée comme licite?

Les militants accusés ont été servis :

  • par l’action judiciaire, qui s’est imposée à eux face à une condamnation à des sanctions pécuniaires, réclamées par la banque;
  • par la prise de position  d’une personnalité initialement visée (Roger Federer, ambassadeur de la banque);
  • par la force de mobilisation du mouvement de Greta Thunberg et  des réseaux sociaux;
  • par la défense en justice pro-bono, de ténors du barreau;
  • par le témoignage au tribunal, d’experts de premier plan;

https://www.letemps.ch/suisse/jugement-loccupation-credit-suisse-lurgence-climatique-repousse-contours-letat-necessite

https://www.letemps.ch/suisse/manifestants-climat-mettent-credit-suisse-terre

Quelques points peuvent être notés :

– l’action avait pour but de faire passer un message de nature politique en démocratie, alors que d’autres outils plus conventionnels existent : cela  légitime donc ces canaux alternatifs de la communication politique dans l’espace démocratique ;

– le type d’action menée a été jugée nécessaire et proportionnée par le tribunal pour atteindre le but recherché. En Suisse, il s’agissait de l’occupation non-violente de locaux, jugée d’ampleur raisonnable en vue de préserver un intérêt prépondérant d’un danger imminent et impossible à prévenir autrement (« nécessité licite »). 

– (dans le cas d’un dossier français, évoqué en fin d’article) la cour relevait que  « Face au défaut de respect par …. (Ndlr. une autorité politique) d’objectifs pouvant être perçus comme minimaux dans un domaine vital, le mode d’expression des citoyens en pays démocratique ne peut se réduire aux suffrages exprimés lors des échéances électorales, mais doit inventer d’autres formes de participation dans le cadre d’un devoir de vigilance critique,……(Ndlr.  L’action incriminée devant) être interprétée comme le substitut nécessaire d’un dialogue impraticable entre …. (Ndlr. une autorité politique) et le peuple ». De la même façon, dans le dossier suisse, l’absence de réaction aux courriers adressés par les manifestants au Crédit Suisse, avait été épinglée.

Merci à Paul pour ses infos et son analyse !